Recension d'Ichtus et de Permanences
Par La rédaction le lundi 19 octobre 2009, 12:38 - revue de presse - Lien permanent

Ichtus, via la revue Permanences, publie une recension de Dieu est de retour au mois d'octobre.
« Dieu se laisse rencontrer, mais Il n’oblige personne. (...) Il souhaite, que nous ses créatures, préparions le terrain.. ; Il y a là de quoi être un peu craintif devant cette énorme mission qu’Il nous confie ; mais confiants aussi, parce que c’est Lui qui nous le demande et parce qu’il nous aide. » (p 176) Evangéliser : il y a urgence ! Certes, certes, mais comment faire ? Comme les Témoins de Jéovah ? Non merci pas pour moi. Et puis, est-ce bien de mon âge ! Je suis trop jeune, je suis trop vieux ! Jean-Baptiste Maillard 29 ans, père de famille, animateur d’Anuncioblog, nous explique à travers ses rencontres, toutes les possibilités, toutes les joies de l’évangélisation.
Il ne s’agit pas d’un guide pratique de l’évangélisation, mais cet ouvrage, nous fait découvrir des gens incroyables, des jeunes, des moins jeunes, des clercs, des laïcs, tous engagés dans la nouvelle évangélisation au quotidien, avec des initiatives originales ou plus traditionnelles, qu’elles se passent en paroisse ou dans des lieux « impossibles » telles les plages ou les boites de nuit. Enfin, tous vous raconteront à quel point ils sont devenus « accros », pas une journée sans annoncer la bonne parole. Pour tous se former est indispensable, mais il est toujours important d’accepter avec humilité, son peu de savoir, sa peur d’aller vers les autres, d’écouter les autres, de répondre aux autres.
Comment annoncer au monde que le vrai bonheur, c’est le Christ ? Qui en est convaincu ? Qui peut le faire ? Et qui a besoin du souffle de l’Evangile ? Ne pas avoir peur d’évangéliser, même si tous les clercs ne sont pas convaincus, et renoncer à l’enfouissement de la foi. Benoit XVI, après ces nombreux appels à la conversion et à l’intégration dans l’Eglise, nous exhorte à ne pas être des témoins silencieux de notre foi : « L’Evangile du Christ est un message de salut pour tous et c’est pourquoi il ne peut être confiné dans la sphère privée, mais doit être proclamé sur tous les toits, jusqu’aux extrémités de la terre. » (P348) Dieu doit redevenir notre priorité. Mais évangéliser, ça s’organise, ça s’apprend. Les évangéliques vont-ils avoir le monopole de l’annonce ? Les sectes et le New Age auront-ils raison de la foi dans le Christ Roi ?
La France est une terre de mission et des évêques connus pour leur zèle apostolique nous expliquent les raisons de la nouvelle évangélisation et les meilleures façons de procéder. L’annonce du message doit s’adapter à la modernité de notre monde ; l’annonce, pas le message lui-même. Pour le cardinal Barbarin, primat des Gaules, l’évangélisateur doit être serviteur et non conquérant, avoir une foi en « travail », attention à « l’orgueil qui pourrit tout » (p 72) Parler au cœur des personnes, ne pas être à la hauteur de ce qu’on avance, mais Pierre lui-même ne s’est-il pas trouvé dans cette situation ? Prêcher, oui, mais pas à tort et à travers. La mission est guidée par la contemplation. Rien ne se fait sans la prière, prier l’Esprit Saint, connaitre la parole de Dieu, recommande de son côté Mgr Cattenoz, évêque d’Avignon. « L’évangélisation est l’éternelle mission de l’Eglise » rappelle Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon qui nous invite à observer le Christ, premier missionnaire, son art d’évangéliser et sa pédagogie.
« Pour vous, qui suis-je ? » Comment répondre à cette interrogation du Christ lors de nos rencontres ? L’Evangile s’annonce partout, pas seulement dans la rue, mais à travers les arts, les médias, internet, le porte à porte, sur les plages... Tout chrétien est appelé à évangéliser, à lui de choisir ce qui lui correspond le mieux. La passion de Dieu, la prière, l’action de l’Esprit Saint, la foi se communique. Le temps de l’enfouissement est terminé et la soif de Dieu est perceptible dans tous les lieux.
Nous sommes tous appelés à évangéliser, mais pas de la même façon et pas au même moment. Partons à la rencontre de ceux qui ont besoin de parler de Dieu aux autres, parce qu’Il les aime, parce que la vérité, c’est le Christ, parce qu’il leur parait urgent que chaque personne sache qu’elle a du prix aux yeux de Dieu. Quels parcours ont-ils emprunté ? Quelles embuches ont-ils rencontrées ? Pour tous, Marie est l’étoile de l’évangélisation et l’adoration eucharistique, la source de l’évangélisation. Le Père Axel, un moine venu d’Allemagne, fréquente, en habit de moine, les boites de nuit de la Riviera pour se laisser aborder par les jeunes et de leur soif spirituelle intense. Comme il aime le rappeler, il n’est pas là pour parler ou embrigader, mais pour les écouter, attendre leur rencontre. Pour Alexandre le séminariste, faire du stop pour voyager et évangéliser va de soi. A moto aussi, avec Jean-Michel et sur les plages avec Sœur Catherine de la communauté des Béatitudes. Evangéliser son conjoint et les couples avec la communion Priscille et Aquilas. Mais aussi debout sur une caisse en haranguant les foules et leur parler du Christ : il parait que c’est facile !
Autres expériences : Anuncio, les jeunes qui évangélisent les jeunes, Glorious et Lyon centre ou l’histoire d’une fratrie partie évangéliser les jeunes par la musique, la pop louange. Les Semeurs d’espérance qui proposent à tous les pauvres, le pain de vie et la transformation de chaque cœur. L’Opus Dei, loin des clichés répandus par les médias et repris en chœur par des « cathos » qui vivent et qui pensent comme des païens. Le témoignage en silence des monastères, ou comment évangéliser du fin fond du « désert ».
Une démarche qui nous est proche, celle de Jean Ousset et d’Ichtus, qui plaident pour la beauté salvatrice du monde, pour le Christ, vrai Dieu, mais aussi, beau Dieu. Au citoyen de transmettre le patrimoine de la France, car ce que montre l’art chrétien, qui n’est pas qu’un art religieux, c’est l’Homme considéré.
D’autres communautés enfin, permettent de se former ou de se tourner vers les autres religions pour leur faire connaitre la miséricorde de Dieu : musulmans, juifs, évangéliques. Nous avons le droit et le devoir de parler de notre foi. Libres aux autres d’écouter ou de se boucher les oreilles. N’oublions pas que prosélyte signifie : « aller vers », devant les autres, c’est un ordre du Christ. Le reproche de prosélytisme ne tient pas la route.
Source : Ictus


